Communiqué de presse

Meilleurs soins pour le patient : nouvelles thérapies remboursées et surconsommation ralentie

Médicaments moins chers

Maggie De Block, ministre de la Santé publique et des Affaires sociales : « Nous devons garder nos soins de santé accessibles tout en améliorant leur qualité. L'un des meilleurs soins que nous pouvons ainsi offrir à nos patients est la mise à disposition et le remboursement de nouveaux traitements, innovants, qui sauvent des vies et améliorent la qualité de vie. Tout en luttant contre le gaspillage et la surconsommation qui peuvent nuire à la santé. » « Notre politique est axée sur le patient. Et pour moi, notre système de soins de santé est basé sur la solidarité, et dans ce système, les épaules les plus fortes portent les charges les plus lourdes. »

Bilan en faveur du patient. Le budget des soins de santé ne cesse d'augmenter.

Etat des lieux en résumé :

  • Entre 2015 et fin 2018 :
    • Les patients paient 55 millions d'euros de moins au total pour des centaines de médicaments différents et 16,4 millions de moins pour les soins de santé.
      • Total : 71,4 millions d'euros de moins sur la facture du patient
    • Les patients paient au total 29,1 millions d'euros de plus pour les sprays nasaux et les antibiotiques et 32,9 millions d'euros de plus pour des soins. 
      • Coût supplémentaire sur la facture du patient : 62 millions d'euros.
    • Bilan: 9,4 millions en faveur du patient
    • De 2015 à 2018 inclus :  Maggie De Block, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, prend de nouvelles mesures pour un montant de 806 millions d'euros dont les patients bénéficient directement.
  • En 2016 :
    • Les chiffres sur l’inflation du Service Public Fédéral Economie montrent que le prix des médicaments a baissé de 0,37% entre janvier 2016 et janvier 2017.
    • Le prix des médicaments a baissé de 13 millions en 2015 et de 14,2 millions en 2016.
  • En 2017 :
    • La facture générale de médicaments diminue encore d’1,6 million d’euros en 2017 malgré le fait que le prix des antibiotiques et de 7 sprays nasaux augmente (voir tableau en annexe).
    • Le budget des soins de santé augmente de 583,874 millions d'euros en 2017.

BRUXELLES, 03/02/2017.- Ces deux dernières années, la ministre de la Santé publique et des Affaires sociales, Maggie De Block, a pris une série de mesures qui au total ont permis de faire baisser le prix des médicaments et des soins de santé à charge du patient d'au moins 71,4 millions d'euros entre 2015 et 2018 inclus.

Par ailleurs, des thérapies innovantes qui sauvent des vies ont été mises à la disposition des patients et remboursées ;  ces dernières améliorent aussi sensiblement leur qualité de vie.

Il s’agit de traitements comme l'immunothérapie pour le cancer du poumon ou le lymphome hodgkinien, des patchs diabète intelligents et des médicaments qui guérissent l'hépatite C.

Les pouvoirs publics paient 806 millions d’euros de plus pour ces nouvelles mesures, et ce, de 2015 à 2018 et toujours en faveur du patient.

Ces investissements sont possibles grâce aux accords avec l'industrie pharmaceutique, aux réformes, aux limitations dans les dépenses et grâce à l'élimination du gaspillage et de la surconsommation.

Le budget des soins de santé augmente de 583,874 millions d'euros en 2017.

La ministre De Block : « Il ne peut pas augmenter davantage vu la situation budgétaire de notre pays. C’est pour cette raison que nous avons mené des réformes, conclu des accords avec l’industrie pharmaceutique, éliminé le gaspillage et la surconsommation et limité les dépenses supplémentaires. » « Et nous demandons un effort supplémentaire à certains secteurs ; une augmentation limitée des honoraires ou par exemple une légère augmentation du prix des médicaments que la population prend manifestement trop. Grâce à toutes ces mesures, nous parvenons à garder nos soins de santé très accessibles - nous sommes numéro un en Europe en matière d'accessibilité selon l'indice européen de la santé de la Health Consumer Powerhouse ". "Et nous pouvons rembourser les traitements innovants qui sauvent des vies."

Dans la lutte contre la surconsommation et dans le cadre d'une politique scientifiquement fondée, des mesures ont également été prises en matière d’antibiotiques, de sprays nasaux et certaines séances de kinésithérapie sont devenues plus chères.

Le système de tickets modérateurs a également été simplifié. La première année, cela a causé un coût supplémentaire pour le patient, mais le nouveau système permettra au patient de faire des économies au cours des années à venir, étant donné que le ticket modérateur ne sera plus indexé.

Au total, le patient devra payer 62 millions d'euros de plus pour les soins de santé et médicaments de 2015 à 2018 inclus. 

Baisse des prix des médicaments et suppression des suppléments

En revanche, d’autres frais dans les soins de santé et d’autres médicaments coûteront au total environ 71,4 millions d’euros moins cher de 2015 à 2018.

Cette baisse de prix est le résultat de mesures fixées dans le Pacte d'avenir. Ce pacte comprend une série d'accords avec le secteur pharmaceutique, dont le 'patent cliff'.  Avant, le prix des médicaments sous brevet baissait très progressivement et lentement. Le 'patent cliff' implique une chute soudaine et unique des prix de ces médicaments. Ainsi, le prix de 1306 médicaments a chuté au 1er mars 2016.

La mesure « prescrire le moins cher » rendra les médicaments 10 millions moins cher pour les patients en 2017. Les médecins prescrivent déjà actuellement plus de 50 % des médicaments les moins chers. Au début février 2017, il leur a été demandé de le faire dans 60% des cas.

En outre, la ministre De Block a également supprimé ou limité certains suppléments qui n'étaient pas en faveur du patient. Il s'agit de suppléments d'honoraires pour chambres doubles ou multiples en hospitalisation de jour et en cas de reconstruction mammaire à l'aide des tissus propres à la suite d'un cancer. 

Reconnaissante

Maggie De Block : « Notre politique est axée sur le patient. Et pour moi, notre système de soins de santé est basé sur la solidarité, et dans ce système, les épaules les plus fortes portent les charges les plus lourdes. Cela signifie, entre autres, que nous demandons des efforts aux prestataires de soins et à l'industrie pharmaceutique, et je leur en suis très reconnaissante. Leurs efforts contribuent à faire en sorte que nous puissions notamment rembourser de nouveaux traitements, innovants mais coûteux, aux patients gravement malades. »

En 2017, 900 millions d'euros de moins que prévu seront dépensés dans le secteur des soins de santé.

Initialement, un effort de 673 millions d'euros était prévu. Le gouvernement a décidé, en automne 2016, qu'il faudra fournir un effort supplémentaire de 229 millions d'euros.

Le patient est ici épargné autant que possible :

  • Industrie :                          401,3          millions d'euros
  • Prestataires :                    341,516      millions d'euros
  • Hôpitaux :                           90,607      millions d'euros
  • Mesures techniques :        46,639      millions d'euros
  • Patients :                              20             millions d'euros

Evidence based

La ministre De Block mène une politique de santé fondée sur l’evidence based, en tenant compte des études scientifiques et des preuves, des recommandations ou des avis qu'elles contiennent. Ces études fournissent aux pouvoirs publics des informations précieuses sur des situations qui pourraient être de meilleure qualité et qui demandent parfois de grandes réformes. 

Maggie De Block : « Nous devons prendre nos responsabilités et nous atteler à des réformes comme le financement des hôpitaux, par exemple. Nous réformons le financement des hôpitaux et le paysage hospitalier pour éviter que chaque année, davantage d’hôpitaux finissent encore dans le rouge, ce qui est déjà le cas pour plus de trente hôpitaux, et pour veiller à ce que les patients reçoivent les meilleurs soins possibles au bon moment et à l’endroit le plus approprié. » « Nous éliminons également le gaspillage, comme les grands emballages de médicaments dans les maisons de repos. Et nous luttons contre la surconsommation, par exemple, en matière de radiation médicale dû aux scanners excessifs et en matière de médicaments, parmi lesquels des antibiotiques, des sprays nasaux, ou des antiacides. »